samedi 02 février
Les ravages écologiques et humains du coton
La fondation EJF, Environmental Justice Foundation, créée en 2000, s'investit dans différentes causes écologiques dont la culture du coton et les pesticides. Elle mène actuellement une campagne baptisée "Choisissez bien votre coton" afin de dénoncer les violations des droits de l'homme dans la production de coton. Des couturiers de renom tels que Christian Lacroix, Luella Bartley, Betty Jackson et Katharine Hamnett ont créé des t-shirts pour EJF sur les thèmes de l'enfance, la perte de l’innocence et l’espoir, faisant ainsi référence aux enfants (plus d'un million dans le monde!) qui sont obligés de travailler dans la production du coton.
Six des sept plus gros producteurs de coton dans
le monde utilisent le travail des
enfants dans les champs de coton. En Inde des centaines
de milliers d’enfants, dont la plupart sont des filles, produisent des "grains de coton hydriques dont l’industrie vaut des milliards de
dollars" au lieu d'aller à l'école. Ils s'exposent ainsi à des dangers et des maladies.
Selon Juliette Williams, directrice de programmes pour EJF, “La production globale de coton vaut environ $40 milliards par année”. “Mais l’industrie est soutenue par des enfants qui gagnent un maximum de $2 par jour pour leur travail écrasant, quand bien même ils gagnent quelque chose. Le pire est qu’en Ouzbékistan, le troisième exportateur de coton du monde, le travail des enfants est imposé par l’Etat”.
Pour la couturière Luella Bartley, “le coton est un produit que nous n’apprécions pas à sa juste valeur. C’est quelque chose que nous portons tous les jours sans nous rendre compte de la destruction environnementale qu’il occasionne ni de son influence sur la pauvreté. Je crois que nous devrions tous essayer d’être plus conscients de l’origine du coton que nous achetons.“
"EJF oeuvre pour que l’Union européenne établisse un règlement interdisant l’importation de coton et des produits en coton qui sont faits en obligeant des enfants à travailler."
> Source: http://www.made-in-ethic.com/blog/
> Plus d'infos sur www.ejfoundation.org
> Lire Le rapport EJF sur la culture du coton en Ouzbékistan
vendredi 01 février
L'or blanc : le vrai coût du coton
Vidéo (en anglais) sur la situation en Ouzbekistan où, en raison de la culture intensive du coton, les rivières s'assèchent, les gens souffrent de maladies dues au contact avec les pesticides, les enfants ne vont plus à l'école pour satisfaire la production...
lundi 28 janvier
"La mode pollue l'environnement"
Les mauvaises pratiques du secteur textile
1) Utilisation de pesticides dans la culture du coton
La mode provoque de graves perturbations écologiques.
La culture du coton totalise plus de 25 % des pesticides utilisés dans le monde. Le coton subit aussi des opérations de blanchiment par le chlore. Cependant, le coton qui représente un tiers de la production modiale, continue à garder son image de marque auprès des consommateurs.
2) Pollution de l'environnement
La transformation des matières premières, 2ème facteur des mauvaises pratiques du secteur textile, a également des influences négatives sur l’environnement : par exemple nous pouvons parler de la quantité d’eau rejetée et la charge chimique qu’elle contient : il faut, en moyenne en Europe, plus de 10 litres d’eau pour teindre un kilo de textile. Nous pouvons également citer la consommation d’énergie, les déchets et les nuisances olfactives qui polluent l'environnement.
Une étude sur « La Sécurité et la toxicité des produits du textile-habillement » dans l’Europe des 25 dénombre les nombreuses causes de toxicité : les colorants, mais aussi le pentachlorophénol, les métaux lourds (nickel, cadmium…), l’amiante, le benzène.
3) Utilisation de colorants toxiques
La naissance des colorants de synthèse ont été dénoncés pour leur toxicité ainsi que la mise en danger de la santé des consommateurs.
Les dangers sont sérieux : dégorgement sur la peau, colorant assimilé par l’organisme, concentration des amines au niveau de la vessie, risque de cancer. Les fabricants européens ont progressivement arrêté l’utilisation des colorants et obtenu une harmonisation européenne sur leur interdiction.
En Août 2007, la Chine a été montrée du doigt pour une utilisation de ses colorants, un pyjama fabriqué en Chine s'est enflamé à cause des colorants utilisés pour ce dernier en Nouvelle-Zélande, le principal groupe de grande distribution a
annoncé qu’il retirait de ses rayons les pyjamas fabriqués en Chine. En raison de ses effets connus sur la
santé, le formaldéhyde est aujourd’hui de moins en moins utilisé. Même à faible
concentration, le formaldéhyde peut provoquer des irritations et des
inflammations des yeux (démangeaisons, larmoiement), des voies respiratoires (nez,
gorge, poumons) et de la peau (rougeurs, démangeaisons, eczéma) et des cancers.
Le textile français et européen est donc déjà impliqué dans le développement durable. Mais ce n’est pas le cas des industries des pays en développement (Chine, Inde, Corée,Taïwan, Brésil, Mexique…).
mardi 22 janvier
Comment agir pour réduire les impacts environnementaux de son jean ?
Bio Intelligence Service présente le bilan environnemental d'un jean: ses impacts sur l'environnement, à partir d’une étude d’analyse de cycle de vie, et nous montre comment réduire ces impacts, notamment en modifiant nos comportements d'achat et d'utilisation du jean.
Cet éco-profil a été réalisé en 2006 pour le département Eco-Conception et Développement Durable de l’ADEME (Agence de l'Environnement et de la Maîtrise de l'Energie).
Document très intéressant qui mérite un clic de souris!
jeudi 10 janvier
Cycle de vie d'un jean
Cet article de la BBC nous dresse l'analyse du cycle de vie d'un jean du champ de coton à la poubelle.
1. Cultiver le coton. La coton fournit presque la moitié des besoins en textile du monde. Il est souvent perçu comme un produit naturel et respectueux de l'environnement or sa culture nécessite environ un quart de tous les insecticides du monde.
2. Tisser, teindre, blanchir et assouplir le tissu. Toutes ces étapes nécessitent beaucoup plus de produits chimiques qu'il y a une trentaine d'années qui peuvent être nocifs aussi bien pour l'homme que pour l'environnement.
3. Coudre le jean. A cause de coûts salariaux plus faibles, cette étape est souvent réalisée dans les parties les plus pauvres du monde comme l'Asie, l'Afrique ou l'Amérique Latine. Ceci, la plupart du temps dans des conditions dangereuses et qui ne permettent pas de vivre décemment.
4. Transporter le jean vers les pays développés. Parce que la plupart des produits textiles sont fabriqués dans les parties les plus pauvres du monde, ils ont besoin de faire des milliers de kilomètres avant d'arriver aux consommateurs. Ceci entraîne un rapatriement par les mers, la route ou les airs. Or tous ces moyens de transports dépendent fortement du pétrole et du gaz, énergies fossiles qui sont responsables du réchauffement climatique.
5. Jeter le jean. Les bas prix des vêtements entraînent une forte consommation de ceux-ci. Les générations actuelles ont beaucoup plus de vêtements que par le passé, beaucoup plus que nécessaires. Or, une fois le jean à la poubelle, certains composés synthétiques ne se décomposent pas naturellement, et n'importe quel produit chimique utilisé dans la fabrication du jean peut s'infiltrer dans le sol environnant.
vendredi 07 décembre
Le vrai coût d'une basket
Sur une paire de basket Nike, par exemple, combien payons-nous pour la main d'oeuvre qui l'a fabriquée ?
Ce découpage n'est qu'un exemple sur un produit donné à
un moment donné. Dans tous les cas, on ne peut en tirer de généralitéd du type " X % du prix de la chaussure revient à l'ouvrier qui l'a fabriquée ".
En effet, le prix de vente de la chaussure varie en fonction du magasin où on l'achète, si elle est en solde ou non, etc. Il n'y
a donc aucune corrélation entre le prix de vente d'un objet et le salaire d'un ouvrier. D'ailleurs, une basket est fabriquée par
de nombreux ouvriers qui font eux-mêmes plusieurs baskets à la chaîne, et ces mêmes ouvriers peuvent très bien fabriquer dans le même temps des baskets pour une autre marque.
De
plus, le terme " main d'œuvre " englobe bien plus de salariés
que l'ouvrier de la chaîne de fabrication (le personnel d'encadrement par exemple).
Ce qui est important de déduire de ce schéma, c'est que sur
l'ensemble des coûts de l'entreprise conceptrice du produit (ici, Nike), très peu concerne la main d'œuvre. Ainsi, une augmentation du salaire des ouvriers n'influencerait en rien le prix de vente en rayon (qui est fixé sur des critères marketing). Le schéma
met en outre en évidence la responsabilité que le distributeur ou la marque a vis-à-vis de ses sous-traitants.
http://www.ethique-sur-etiquette.org/basket.htm


Analyse du cycle de vie d'un t-shirt
On apprend ici que pour obtenir un T-shirt basique de 240 grammes, il faut :
- 35 mètres carrés de champ de coton
- 1270 litres d'eau
- 57 grammes d'engrais
- et 16 grammes de pesticides
"Si on totalise la consommation énergétique en diesel, gaz, essence, et électricité nécessaires pour produire et transporter engrais, pesticides, et in fine fibre de coton. Sans même tenir compte des substances toxiques sortantes de cette production, 1724 litres d’eau et 76 MJ d’énergie entrent dans la composition du vêtement."
Le pire reste à venir puisque c’est l’étape d’utilisation du T-shirt qui est la plus énergivore.
> Lire l'article sur www.info-durable.be





S'abonner au flux